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Dans cette page sont parfois publiés certains articles à paraître dans l'un de nos prochains numéros, si nous jugeons utile de les porter en urgence à la connaissance de nos amis internautes.
En effet, "L'Ere nouvelle" ne paraissant que tous les deux mois, des articles ayant un rapport direct ou indirect avec l'actualité peuvent gagner en intérêt immédiat par l'utilisation de la rapidité Internet.
Cette page peut également présenter des "flashes" d'information qui pourront faire l'objet d'un développement ultérieur dans la revue. Elle peut également conserver durant quelque temps des articles parus mais que les internautes non abonnés à "L'Ere nouvelle" peuvent ainsi lire sur ce site.
Vous trouverez ci-dessous :
Le bulletin en ligne "LA 5e VÉRITÉ" (Organe de défense de la liberté d'expression et de résistance à toutes les formes de censure) N° 1 de juillet 2009 - Sommaire : "Petite histoire d'un journal indépendant" - "Un journal n'est pas une entreprise comme une autre" - Bulletin de vote.
et 4 articles :
1) La véritable crise commence !
2) Plan de refondation de la Sécurité Sociale
3) J'ai vu le film "Pierre Lance raconte les savants maudits"
4) La Déclaration universelle des droits des nations
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ORGANE DE DÉFENSE DE LA LIBERTÉ D'EXPRESSION ET DE RÉSISTANCE À TOUTES LES FORMES DE CENSURE
N° 1 &endash; Juillet 2009 *********************************************
Supplément Internet à la revue " L'Ere nouvelle " - Disponible gratuitement sur
http://assoc.wanadoo.fr/lerenouvelle/pub
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JUGEZ VOUS MÊME !
PETITE HISTOIRE D'UN JOURNAL INDÉPENDANT
Juin 1994 &endash; Les fondateurs du titre " Les 4 Vérités " (Michel Drancourt, Yvon Gattaz, Octave Gélinier et Jacques Plassard) le transmettent à Alain Dumait, qui en fera l'hebdomadaire d'actualité politique de la droite libérale SANS EXCLUSIVE, c'est-à-dire acceptant des articles d'auteurs de droite les plus divers, en leur assurant la plus totale liberté d'expression.
15 avril 2000 &endash; Pierre Lance fait son entrée dans l'équipe rédactionnelle des " 4 Vérités " avec un article intitulé " Pourquoi la droite est vouée à l'échec. " Dans cet article, il défend la thèse suivante : "Tant que la droite se dira chrétienne, elle ne pourra jamais être libérale. Parce que l'idéologie évangélique est avant tout distributrice et non sélective. La libre concurrence, la loi du marché, la prospérité des meilleurs, tout cela est aux antipodes de l'ÉvangileÉ "
22 avril 2000 &endash; L'article précédent ayant fait scandale auprès de beaucoup de lecteurs chrétiens, Alain Dumait (qui se définit lui-même comme " catholique non pratiquant ") s'explique :
" Ce que j'avais prévu est arrivé : vous êtes nombreux à avoir réagi immédiatement à l'article de Pierre Lance publié la semaine dernière sur le thème " christianisme et socialisme ". Je résume la thèse développée par l'auteur : " Le catholicisme, le protestantisme et le socialisme ne sont que les phases successives d'une même idéologie qui est le christianisme. Donc rejeter le socialisme devrait logiquement aboutir à rejeter aussi le christianisme... ". Outre la double page courrier, largement consacrée à vos réactions, je reprends en page 3 la lettre du docteur Jean-Marie Vilain qui me semble parfaitement refléter l'opinion moyenne de mes correspondants.
Mais plusieurs de vos lettres m'interpellent directement et parfois véhémentement. Je vais donc répondre aux deux questions suivantes : - Pourquoi ai-je pris la décision de publier un tel article ? Un journal engagé, tel que je le conçois, doit être un lieu de dialogue et de débats. Or la question posée par Pierre Lance, loin d'être iconoclaste, est pertinente : n'y aurait-il pas, en effet, une connivence intrinsèque entre la vulgate socialiste et le message chrétien tel qu'il subsiste, en tout cas, dans notre société largement déchristianisée ? À partir de là je crois toujours utile de donner la parole à une diversité de points de vueÉ ". Alain Dumait ne se départira jamais de cette attitude de grande ouverture et la rappellera à maintes reprises dans les colonnes du journal.
De 2000 à 2002 &endash; Pierre Lance participe épisodiquement à la rédaction des " 4 Vérités ", à raison d'un ou deux articles par mois.
2003 &endash; À partir de février 2003, Pierre Lance, avec l'assentiment d'Alain Dumait, fournira très régulièrement un article hebdomadaire aux " 4 Vérités ". La très grande majorité de ces textes sera consacrée à des problèmes politiques ou sociaux, nationaux ou mondiaux. Certains d'entre eux traiteront de questions religieuses, le plus souvent induites par l'actualité. Pierre Lance entend représenter, dans cet organe " de la droite libérale sans exclusive ", les athées, les agnostiques, les libres-penseurs ou les écologistes qui votent à droite et sont beaucoup plus nombreux qu'on ne pense. À peu près à la même époque, Jean Rouxel, Guy Millière et Bernard Trémeau deviennent également des rédacteurs hebdomadaires réguliers tandis que paraît chaque semaine la chronique politique d'Alain Dumait. Le journal, qui comportera toujours 8 pages, se structure désormais autour de ces cinq signatures, dont chacune a sa page attitrée : Rouxel en 1, Trémeau en 2, Lance en 6, Millière en 7, Dumait en 8, tandis que les pages 3, 4 et 5 sont réservées aux collaborateurs occasionnels et au courrier des lecteurs. Cette formule semble plaire au lectorat du journal et le fidéliser. De 2000 à 2008, aucun article de Pierre Lance ne sera censuré par Alain Dumait.
21 novembre 2004 &endash; Parution dans " Les 4 Vérités " du premier article de Guillaume de Thieulloy, intitulé " La droite peut gagner sans faire campagne au centre ". 10 articles de lui paraîtront en 2005, 6 en 2006, aucun en 2007, 34 en 2008.
22 janvier 2006 &endash; Alain Dumait, dans un article intitulé : " Journal libéral de droite et droite libérale " fait le point sur la situation des " 4 Vérités " et son encourageant succès. Il écrit notamment : " Les lecteurs de notre revue n'ont jamais été aussi nombreux ! Nous partîmes 200, en 1995, quand l'ancienne formule mensuelle fut interrompue, et, par de constants renforts, nous voilà plus de 17 000 ! " Et il ajoute un peu plus loin : " Pour ces nouveaux abonnés, je crois utile de redire avec clarté notre ligne éditoriale (qui n'a pas varié d'un pouce depuis dix ans), et qui, je le pense, fait à la fois notre succès et notre originalité. Au plan économique, tous nos collaborateurs réguliers sont résolument des libéraux. (É) La défense du libéralisme n'empêche pas l'expression d'une diversité des points de vue. Elle la suscite et elle la fait aimer. Nous aimons la controverse. (É) En tout cas, tous ceux qui se disent " de droite " peuvent s'exprimer dans nos colonnesÉ "
12 mars 2008 &endash; Alain Dumait, sous le titre " Les 4 Vérités hebdo changent de propriétaire " écrit notamment : " Mardi dernier, j'ai transmis la responsabilité du journal " Les 4 Vérités Hebdo ", et de la société qui l'édite, à Guillaume de Thieulloy. (É) Il saura, j'en suis sûr, impulser un nouveau développement à cette entreprise, soit sous sa forme papier, soit avec Internet sous une forme numérique.(É) Et notre site Internet, <Les4verites.com> est de plus en plus visité, par plus de 2.000 internautes chaque jour ! (É) Bien sûr, la ligne éditoriale ne change pas d'un iota. Nous appartenons à la droite libérale. Nous sommes ouverts à l'expression des opinions de toutes les droites. Nos colonnes constituent l'un des rares supports où cette diversité se rencontre et dialogue. En s'appuyant sur une conception de la liberté d'opinion que je rappelle dans ma chronique, en page 8. Pour maintenir cette ligne, je continuerai d'assumer la coordination du Comité éditorial du journal. "
Décembre 2008 &endash; Guillaume de Thieulloy, probablement soucieux d'innover, modifie la mise en pages habituelle du journal en déplaçant à chaque numéro les chroniques de l'emplacement fixe qu'elles occupaient depuis 2003. Pierre Lance lui fait remarquer que c'est une erreur, car les lecteurs, qui ont, selon leurs goûts et leurs opinions, une préférence pour tel ou tel auteur, vont d'emblée, à la réception du journal, directement à la page de leur écrivain privilégié. Le nouveau directeur ne tiendra pas compte de cette remarque et poursuivra ces chamboulements de pagination par lesquels il entend donner au journal " plus de souplesse ".
8 mars 2009 &endash; Ce dimanche soir, comme chaque dimanche, Pierre Lance envoie par Internet son article pour la publication du vendredi suivant 13 mars (N° 682), la mise en pages de chaque numéro devant toujours être bouclée le lundi avant midi. Cet article s'intitule " Une euthanasie à coups de fusil ", évoquant la pénible affaire d'un mari s'étant suicidé après avoir tué sa femme souffrant d'une maladie incurable. Mais la fin de l'article est consacrée à l'affaire non moins pénible de l'excommunication prononcée au Brésil contre la mère d'une très jeune fille violée par son beau-père et enceinte de jumeaux, la mère ayant autorisé l'avortement. Guillaume de Thieulloy censure l'article et refuse de le publier, parce que Pierre Lance y condamne sévèrement le Vatican et " excommunie " à son tour Benoît XVI du " Cercle sacré de la Dignité humaine ". Pierre Lance rejette cette censure et refuse d'envoyer de nouveaux articles tant que celui-ci ne sera pas publié. De ce fait, il n'y aura pas d'article de PL dans trois numéros successifs.
29 mars 2009 &endash; Cédant à l'amicale pression de nombreux lecteurs qui se plaignent de ne plus le lire, Pierre Lance décide à contrecÏur " d'aller à Canossa " (si ce n'est à MunichÉ) et de remanier l'article censuré en supprimant la partie concernant l'excommunication brésilienne, dont Guillaume de Thieulloy prétend d'ailleurs qu'elle n'a pas eu lieu et qu'elle est une invention de la presse brésilienne de gauche, qui veut s'en servir pour faire lever l'interdiction de l'avortement, encore en vigueur au Brésil. (Mais de nombreux journaux français, dont le " Journal du Dimanche " et " Le Pèlerin ", confirment clairement la réalité de l'excommunication). L'article ainsi édulcoré paraît le 3 avril dans le N° 685 des " 4 Vérités ". Pierre Lance reprend sa chronique régulière, tout en sachant qu'un nouveau " clash " se produira tôt ou tard, car il n'acceptera jamais de pratiquer l'autocensure.
17 mai 2009 &endash; Pierre Lance, ne faisant en cela que commenter l'actualité, envoie un article intitulé " Des enfants exploités par l'Eglise " et qui reprend la révélation du fait que les Petits Chanteurs à la Croix de Bois n'ont jamais été rétribués, fait qui vient d'être sanctionné et corrigé par le Ministère du Travail, car c'est une violation caractérisée de la législation sur le travail des enfants, notamment des jeunes artistes. Guillaume de Thieulloy censure l'article pour cause d'anticatholicisme répétitif. Or, le catholicisme n'est absolument pas mis en cause dans l'article, mais seulement le comportement des responsables de la manécanterie Il n'y a donc, de nouveau, pas d'article de PL dans le N° 692.
22 mai 2009 &endash; Pierre Lance, excédé, décide de mettre Guillaume de Thieulloy au pied du mur et de susciter un mouvement de protestation chez les lecteurs du journal, afin d'exiger que le libre débat sans exclusive maintenu durant plus de dix ans par Alain Dumait redevienne la règle d'or des " 4 Vérités ". PL envoie donc un article intitulé " Je vous fais mes adieux ". L'envoi de l'article est accompagné de ce message : " Bonsoir Guillaume, Voici donc mon article d'adieux pour notre prochain numéro. Vous avez encore le choix entre publier mon article censuré ou publier celui-ci. Dans le premier cas, je reste, dans le second, je pars. La balle est dans votre camp. " G de T choisit de publier les adieux, prenant ainsi délibérément la responsabilité d'évincer PL de la rédaction des " 4 Vérités ". L'article paraît dans le N° 693.
31 mai 2009 &endash; L'article des adieux de PL est reproduit sur le forum Internet du journal et suscite immédiatement une foule de commentaires. G de T ordonne alors au modérateur du forum de bloquer les commentaires envoyés (déjà au nombre de 82) avec la mention suivante : " Note du journal : les discussions sur le sujet sont pour l'instant closes. Chacun a pu s'exprimer sur le sujet." Compte tenu du fait que le site reçoit la visite d'environ 2.000 internautes par jour, on voit mal comment il est possible d'affirmer que " chacun a pu s'exprimer sur le sujet " au bout de 82 e-mails seulement, et dès lors qu'on supprime d'autorité les nouveaux messages. Puis G de T décide d'interdire toute communication de PL sur le forum, et celui-ci ne peut même plus commenter les articles de ses confrères. (Deux commentaires, l'un sur un article de Nicolas Bonnal, l'autre sur un article d'Alain Dumait, sans aucun rapport avec le conflit, seront effacés.) Réduit au silence par une discrimination personnelle parfaitement illégale sur un forum ouvert au public (obstacle à la liberté d'expression garantie à chaque citoyen par la Constitution française et la Convention européenne des droits de l'homme), Pierre Lance est désormais LE SEUL citoyen interdit de parole sur un site Internet français, ce qui est une " distinction " sans précédent. Étant maintenus dans l'ignorance de cette obstruction systématique, les lecteurs internautes, habitués à la participation constante de PL au forum, peuvent croire qu'il se désintéresse d'eux ou peuvent même se demander s'il est mortÉ
10 juin 2009 - Ayant été mis en cause tout au long d'un article signé Guillaume de Thieulloy ayant pour titre "On peut être chrétien et contre l'immigration-invasion", daté du 12 mai 2009, Pierre Lance envoie un " droit de réponse ", qui sera publié dans le N° 696 du 17 juin, puis inséré sur le forum avec cette mention étonnante : " La publication de ce droit de réponse a été sollicitée par Pierre Lance au titre de la loi du 29 juillet 1881. En conséquence de ce caractère juridique particulier, cet article ne peut être commenté par les lecteurs. " Or, PL n'a jamais invoqué la loi de 1881, pour la simple raison qu'il a toujours considéré un droit de réponse comme relevant de la simple courtoisie et de la probité intellectuelle la plus élémentaire, l'obligation légale n'ayant d'utilité qu'envers les personnes de basse moralité. Mais de plus, aurait-il même brandi la loi, que l'on ne voit pas en quoi cela justifierait l'interdiction faite aux internautes de donner leur avis sur ce texte.
Le même jour, par coïncidence, le Conseil constitutionnel, qui vient d'annuler certaines dispositions du projet de loi Hadopi, déclare notamment dans son communiqué que la liberté de communication et d'expression "implique aujourd'hui, eu égard au développement généralisé d'Internet et à son importance pour la participation à la vie démocratique et à l'expression des idées et des opinions, la liberté d'accéder à ces services de communication au public en ligne". Le droit de chacun de s'exprimer sur les forums Internet se trouve ainsi solennellement confirmé par la plus haute instance de la République.
22 juin 2009 &endash; Constatant que, malgré ses réclamations, ses commentaires sur les articles de Bonnal et Dumait sont toujours censurés sur le forum Internet, Pierre Lance prévient le modérateur qu'il va saisir la CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés), qui est compétente pour juger du respect des droits des citoyens sur le réseau Internet et pour saisir éventuellement le Procureur de la République, lorsqu'un accord amiable ne peut être trouvé.
24 juin 2009 &endash; La plainte étant prête à partir à destination de la CNIL, Pierre Lance, qui a reçu entre temps de très nombreux et chaleureux témoignages de soutien de la part des lecteurs du journal, se ravise et décide de mettre sa plainte en réserve, préférant soumettre d'abord le conflit au jugement démocratique des lecteurs. Et il crée le présent bulletin en ligne " La 5e vérité ".
Dernière minute : Nicolas Bonnal ayant publié dans le numéro du 24 juin un très bel article en hommage à la mémoire de Serge de Beketch intitulé " Beketch : hommage à un homme libre " et annonçant la parution de ses " Mémoires inachevés ", Pierre Lance envoie sur le site Internet le commentaire suivant :
" Merci à Nicolas Bonnal d'avoir rédigé cette belle préface. Je garde un souvenir ému de mes rencontres avec Serge de Beketch, et aussi le regret de n'avoir pas eu le temps de nouer avec lui les relations d'amitié que nous souhaitions l'un et l'autre. Lui le catholique convaincu et moi le mécréant pugnace, nous avions tant de choses en commun : l'amour de la France, l'amour de notre langue magnifique, l'amour de la liberté de parole et d'esprit, l'amour de la loyauté et de la probité, et surtout, peut-être, cet amour de l'être humain, si souvent déçu, mais qui permet de reconnaître le "frère d'âme" au-delà des divergences d'opinion ou de conviction.
Serge m'avait reçu plusieurs fois dans son émission "Libre journal" de Radio-Courtoisie, pour parler de mon livre "Savants maudits, chercheurs exclus", et une sympathie spontanée avait jailli entre nous. Il m'avait même accueilli sur son propre stand à la Journée du livre de la radio et il avait proprement envoyé sur les roses certains "petits cathos" qui le lui avaient reproché. Lors de notre première émission, il m'avait seulement dit, sans doute un peu inquiet de ma réputation sulfureuse : "On ne parlera pas du Bon Dieu". À quoi je lui avais répondu : "Je respecte les lois de l'hospitalité, et il serait discourtois de ma part d'égratigner l'idéal de mes hôtes", ce qui m'avait valu un chaleureux sourire. Et pourtant, chose étrange, à la rencontre suivante, je devinai qu'il avait bien envie qu'on parle du Bon Dieu, car je le sentais curieux d'entendre ce que j'avais à en dire. Mais Serge de Beketch était un grand esprit, d'une largeur de vues et d'une hauteur d'âme sans pareilles, dont beaucoup de ses admirateurs feraient bien de s'inspirer. "
Ce texte est également censuré par Guillaume de Thieulloy et n'est pas enregistré sur le forum. Simultanément, le service gratuit du journal expédié à Pierre Lance depuis neuf ans est stoppé et le courrier à son nom expédié à l'adresse du journal est désormais refoulé.
Ce N°1 de " La 5e Vérité " est adressé à tous les lecteurs des " 4 Vérités hebdo " dont nous avons pu récupérer l'adresse e-mail. Nous demandons à tous ses destinataires de le diffuser autour d'eux. Nous leur demandons également, s'ils le veulent bien, d'intervenir sur le forum des " 4 Vérités " (www.les4verites.com), dans les commentaires à n'importe quel article, pour informer les internautes que Pierre Lance a été " bâillonné " sur le site mais qu'il est toujours bien vivant. Merci.
ET MAINTENANT : VOTEZ !
(Après avoir lu l'article suivant.)
Vous trouverez un bulletin de vote en dernière pièce jointe.
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UN JOURNAL N'EST PAS UNE ENTREPRISE COMME UNE AUTRE ! par Pierre Lance
Le vote proposé dans ce bulletin aux lecteurs des " 4 Vérités hebdo " peut soulever une objection majeure qu'on ne saurait négliger. Un journal est une entreprise dont le propriétaire ou " patron " est le seul maître à bord, a fortiori lorsqu'il en est le seul responsable économique sur ses propres deniers. Cette vision libérale est sans doute celle d'Alain Dumait, tout comme elle est la mienne sur un plan général. Et c'est peut-être ce qui explique le mutisme d'Alain dans cette affaire. Ayant vendu cette entreprise à Guillaume de Thieulloy, il considère peut-être qu'il n'a plus son mot à dire et que le nouveau propriétaire est totalement libre de ses décisions. (Mais alors pourquoi maintenir son nom en première page en qualité de " responsable éditorial " ? Je lui ai posé la question. Il ne m'a pas répondu.) J'ignore quels sont les termes du contrat de vente, mais je regrette qu'Alain Dumait n'ait pas songé à y insérer une clause contraignant l'acheteur à respecter la ligne éditoriale du journal précisément définie et à s'abstenir de toute censure.
Toutefois, demeurer fixé sur ce principe économique libéral du " patron souverain " reviendrait à oublier qu'un journal n'est pas une entreprise comme une autre. Car la " marchandise " qu'il vend à ses lecteurs n'est pas matérielle, à l'exception de l'encre et du papier. C'est une marchandise intellectuelle, culturelle, éthique, morale, philosophique, politique, spirituelle. À fortiori lorsqu'il s'agit d'un journal d'opinion, de réflexion et de débat comme " Les 4 Vérités ". Un journal d'idées vend de l'esprit, si j'ose dire. L'esprit sans lequel aucune vie ne saurait naître et se maintenir (et je rappelle une fois de plus que je suis un athée spiritualiste). L'esprit est cette entité qu'il est fort difficile de définir avec précision, mais dont chacun comprend d'instinct qu'elle est essentielle et consubstantielle à la notion même d'humanité. Or, comme nul ne l'ignore, " l'esprit souffle où il veut ", ce qui revient à dire qu'il n'y a pas d'esprit là où il n'y a pas de liberté.
Le libéralisme, qui, malgré toutes les difficultés qu'il rencontre et les fautes humaines qu'il révèle, est en train de conquérir le monde inexorablement, tire toute sa force de ce qu'il a pour racine le mot " liberté ", plus cher au coeur de l'homme que n'importe quel autre. Mais, comme le disait fort justement le grand libéral Pierre de Calan : " La liberté ne se divise pas ". Il est illusoire de prétendre séparer libéralisme économique et libéralisme intellectuel ou politique, comme les Chinois s'y efforcent aujourd'hui mais devront y renoncer tôt ou tard. D'autant plus que le réseau planétaire Internet apporte à la liberté sous toutes ses formes l'arme la plus puissante qu'elle ait jamais connue. Tous ceux, États ou individus, qui ont peur de la liberté ont peur d'Internet.
Non, un journal d'idées ne peut en aucune façon être réduit à son seul aspect économique, quelle que soit l'importance non négligeable de celui-ci. Et si l'on peut vendre le titre d'un journal, sa structure administrative et le fichier de ses abonnés, il est impossible de vendre l'esprit de ses rédacteurs, pas plus que l'esprit de ses lecteurs. C'est pourquoi un journal est l'entreprise la plus démocratique qui soit, car chaque lecteur est pour lui un électeur. Si les lecteurs n'aiment plus le journal, ce dernier coule à pic. Un directeur de journal qui ne tient pas compte de l'avis des lecteurs " suicide " son entreprise.
Serge Dassault déclarait un jour sur l'antenne de TF1 : " Le personnage important dans l'économie libérale, ce n'est ni le salarié, ni l'actionnaire, c'est le client. " Cette vérité première est particulièrement évidente pour le client d'un journal, parce que le produit qu'il achète résulte d'un choix et non d'un besoin. On ne peut se passer de nourriture, ni d'un lit, ni d'un toit. On peut se passer très difficilement, ou très provisoirement, d'un réfrigérateur, d'une télévision ou d'une voiture. Mais on se passe très facilement d'un journal, si celui-ci ne répond plus, ou répond moins bien, aux attentes et aux espoirs de son lectorat. C'est pourquoi un journal est une entreprise très fragile qui doit être dirigée avec précaution en restant farouchement fidèle à son éthique. Je peux me permettre de le dire, puisque je dirige depuis 28 ans " L'Ere nouvelle ", revue de prospective politique, sociologique et philosophique aussi " incorrecte " dans ces trois domaines qu'on peut l'imaginer, qui ne respecte aucun tabou ni aucune conviction, et qui tient son cap contre vents et marées, grâce à la fidélité enthousiaste et affectueuse de ses lecteurs. (1)
Pour toutes ces raisons, le bulletin de vote que nous proposons ici aux lecteurs des " 4 Vérités hebdo " n'est pas aussi incongru que d'aucuns pourraient le croire. Certes, quel que soit le résultat de ce vote, il ne tranchera rien, car aucune entreprise ne saurait fonctionner au gré du suffrage universel. Mais il permettra peut-être au nouveau propriétaire de ce périodique de prendre conscience qu'il l'a mis en danger, et que vouloir pratiquer une censure idéologique dans un journal de ce type, c'est aller tout droit au désastre. J'espère que le vent du boulet lui sera profitable et le ramènera à une attitude moins abrupte. En ce qui me concerne, je suis tout disposé à " passer l'éponge " et à reprendre du service, en oubliant toutes blessures d'amour-propre. Pierre LANCE
(1) L'ERE NOUVELLE, BP 171, 06407 CANNES cedex. Abonnement annuel : 6 numéros, 29 euros.
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À la suite de mon article " Je vous fais mes adieux " paru dans " Les 4 Vérités hebdo ", j'ai reçu, par Internet et par courrier, un grand nombre de messages de soutien très forts et très émouvants, dont je remercie chaleureusement les expéditeurs. D'autres se sont adressés directement à Guillaume de Thieulloy et à Alain Dumait, en m'envoyant copie de leur lettre. Parmi tant de belles missives, j'ai choisi de reproduire ci-dessous, et avec sa permission, celle de M. Marcel de Montgolfier adressée à Guillaume de Thieulloy, dont chacun comprendra qu'elle m'a fait chaud au cÏur. PL
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24 juin 2009 &endash; par Internet
à M Guillaume de Thieulloy
Cher Monsieur
Malgré mes réticences à absorber trop d'actualités, l'addition des Quatre Vérités à la presse quotidienne m'a toujours paru instructive. Sa concision, sa pugnacité et sa liberté d'esprit n'ont cessé de me convaincre. Merci à Alain Dumait pour avoir mis au point cette formule et pour l'avoir protégée, merci aussi à vous pour en avoir pris le relais.
Cela dit, et faut-il vous le cacher, ce qui faisait des 4V un document exceptionnel, c'était bien Pierre Lance. C'était aussi, est-il besoin de l'ajouter, l'asile accordé à cet homme courageux et dérangeant, à ce franc-tireur, à ce polémiste hors pair, à ce digne héritier des Chamfort ou des Rivarol. Je n'ai pas été en phase avec toutes ses opinions, mais quel interlocuteur, quel style ! Son art de la libre-pensée est une vieille valeur aristocratique française. Il tranche singulièrement avec le tranquillement-correct de la presse nationale.
Alors, quelle déception à mon dernier retour de voyage de le voir disparaître, mais plus encore de lire vos explications embarrassées du n° 694. L'article refusé sur les excommunications brésiliennes n'est guère opposable à vos lecteurs puisqu'ils n'ont pas pu le lire. La référence au peuple lecteur est un peu démagogique pour ne pas dire plus. Quant au catholicisme offensé, j'en suis navré pour l'Eglise qui n'a certes pas besoin d'une telle image. L'Eglise est encore suffisamment solide pour ne pas s'abaisser à ce type de censure frileuse.
J'ai donc cru comprendre que la collaboration de Pierre Lance a été suspendue. Si tel est le cas, je vous demande de bien vouloir résilier mon abonnement. Si tel n'est pas le cas, je serai heureux de continuer à figurer parmi vos lecteurs.
Veuillez croire, cher Monsieur à l'assurance de mes meilleurs sentiments.
Marcel de MONTGOLFIER
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BULLETIN DE VOTE
Cochez les réponses choisies (ou effacez les réponses éliminées) et envoyez le bulletin simultanément aux trois adresses suivantes :
gdethieulloy@les4verites.com
alain.dumait@mac.com
lerenouvelle@wanadoo.fr
O J'approuve ou O Je désapprouve
la politique éditoriale d'ouverture à droite sans exclusive, de libre débat et de totale liberté d'expression instaurée par Alain Dumait dans " Les 4 Vérités hebdo " de 1994 à 2008.
O J'approuve ou O Je désapprouve
le changement de politique éditoriale et la censure idéologique de certains articles instaurée par Guillaume de Thieulloy en 2009.
O Je souhaite ou O Je ne souhaite pas
le retour de Pierre Lance dans l'équipe rédactionnelle régulière des " 4 Vérités hebdo ", conditionnée par l'engagement de Guillaume de Thieulloy de ne plus censurer ses articles et de revenir à la politique éditoriale précédente de libre expression de droite sans exclusive.
Commentaire personnel facultatif :
ÉÉÉ
ÉÉÉ
ÉÉÉ
ÉÉÉ
ÉÉÉ
Signature par adresse e-mail :
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LA VÉRITABLE CRISE COMMENCE ! par Pierre LANCE
Il faut lire ce livre d'alerte :
"PÉTROLE : LA FÊTE EST FINIE ! de Richard Heinberg
J'écrivais dans l'éditorial du N° 184 (mai-juin 2008) de "L'Ere nouvelle" : "Après les trente glorieuses (1945-1975), nous venons de vivre les trente modestes (1976-2006) et nous entrons dans les trente précaires (2007-2037), lesquelles nous annoncent peut-être les trente infernales (2038- 2068), à moins que l'humanité ne se ressaisisse et comprenne qu'il lui reste très peu de temps pour redresser la barre du Titanic planétaire qui fonce tout droit vers la falaise."
Or, je viens de terminer la lecture d'un livre capital que je vous recommande vivement. Il s'intitule "Pétrole : la fête est finie !" (Editions Demi-Lune, octobre 2008) avec pour sous-titre "Avenir des sociétés industrielles après le pic pétrolier". Traduit le l'anglo-américain par Hervé Duval, il a pour auteur Richard Heinberg, enseignant au New College of California et mondialement reconnu comme l'un des meilleurs communicants sur la question du "pic pétrolier". Qu'appelle-t-on le pic pétrolier (Peak Oil) ? C'est le moment où le chiffre de la consommation mondiale de pétrole va atteindre, puis dépasser inexorablement celui de sa production. C'est encore loin devant nous, penserez-vous. Que nenni, Messires ! Les meilleurs spécialistes mondiaux situent ce moment crucial entre 2010 et 2015, autrement dit après-demain. (L'importation de pétrole de la Chine augmente actuellement de 30 % par an !) Oh, certes, il y aura encore du pétrole pour quelques années et on en découvrira encore quelques gisements ici ou là. Mais comme la consommation ne cessera de croître, la raréfaction de l'énergie bon marché sera inéluctable. Or, le niveau de vie des pays industriels dépend totalement de la folle débauche énergétique à laquelle nous nous livrons depuis plus de 60 ans. Chacun s'inquiète de ce qu'il peut mettre d'essence dans son réservoir, mais il en faut bien davantage pour toutes les fabrications et infrastructures nécessaires. Un exemple cité par Richard Heinberg : le seul réseau routier de Los Angeles a coûté aux contribuables 80 millions de dollars... au kilomètre ! De nos jours, toute construction ou fabrication exige une énorme quantité d'énergie, dans laquelle l'énergie musculaire humaine ou animale, qui jadis suffisait à tout, n'occupe désormais qu'une part infime.
Notre civilisation a pris un énorme retard dans le développement des énergies renouvelables, qui auraient dû être mises en oeuvre massivement dès les années 80. Les États-Unis ont une immense responsabilité dans ce domaine, en tant que première puissance industrielle du monde. Et comme Nicolas Sarkozy le rappelait récemment, un bon exemple américain sur le plan écologique aurait sur le monde entier un effet d'entraînement. Hélas, l'administration Bush a été hyper calamiteuse à cet égard, comme à bien d'autres.
Les humains, c'est connu, attendent toujours les catastrophes avant de réagir. Certes, quand le pic pétrolier sera franchi, ils réagiront, et les plus lucides ont déjà commencé, mais la pénurie va surgir si vite qu'il sera impossible d'éviter au moins une décennie de dramatique récession, même si toutes les volontés s'unissaient dès maintenant pour agir dans le bon sens. Nous avons pourtant d'immenses possibilités. Faute de place, je ne vous en citerai qu'une : il suffirait de couvrir de panneaux solaires 2,6 % de la surface du Sahara pour satisfaire la totalité de nos besoins actuels. Mais cela ne saurait se réaliser en quelques semaines. Et il faudra encore beaucoup d'énergie fossile pour construire les structures nécessitées par les énergies renouvelables, ce qui aggravera les problèmes d'approvisionnement. Mais surtout, nos efforts seront ruinés d'avance si l'explosion démographique n'est pas stoppée rapidement. Dès maintenant, il serait nécessaire que toutes les nations du monde adoptent, comme la Chine, le principe d'un enfant unique par couple, mais là aussi nous avons deux ou trois générations de retard.
Pierre LANCE
EXPOSÉ DES MOTIFS
Depuis des décennies, les gouvernements successifs s'efforcent chaque année de remettre à flot la Sécurité Sociale, au moyen d'expédients et d'acrobaties comptables totalement utopiques, qui n'ont aucune chance de résoudre durablement un problème qui est à la fois de nature technologique, sociologique et philosophique.
Sur le plan technologique, les multiples pollutions chimiques et la dégradation de l'environnement dûs à un développement industriel anarchique et à la production d'une multitude d'objets et d'appareils polluants dévoreurs d'énergie, d'air et d'eau, tant pour leur fabrication que pour leur utilisation, engendrent des agressions permanentes contre la santé publique, auxquelles s'ajoutent les conséquences de la baisse de qualité des produits alimentaires de l'agriculture intensive à base d'engrais chimiques et de pesticides.
Sur le plan sociologique, le développement démographique, découlant à la fois de la natalité normale de la population et d'une immigration mal contrôlée en provenance de pays pauvres, la sophistication de plus en plus poussée de la technologie médicale, l'allongement continuel de la longévité quantitative s'accompagnant d'une baisse qualitative constante de la vie des personnes âgées devenant de plus en plus dépendantes, contribuent à augmenter sans cesse les dépenses de maladie.
Sur le plan philosophique enfin, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la France et le monde ont considérablement évolué, et sont passés progressivement du règne des idéologies collectivistes au triomphe planétaire de l'individualisme libéral. Or, la Sécurité Sociale est demeurée imperméable à ce changement des mentalités et elle demeure figée en un système archaïque, inadapté au comportement de l'homme d'aujourd'hui.
Ces diverses considérations nous forcent d'admettre - tant du moins que les pouvoirs publics n'auront pu engager la nation dans une politique volontariste d'agriculture biologique, d'énergie renouvelable, de productivité non polluante et d'éducation civique écologiste et responsabilisante des jeunes générations - que le déficit de la Sécurité Sociale ne pourra que s'accroître à l'avenir dans des proportions faramineuses qui la vouent inexorablement à la ruine. Cette ruine de la Sécurité Sociale serait d'ailleurs déjà consommée si sa fiscalisation progressive, tant par le biais de la contribution sociale généralisée (CSG) que par le comblement annuel de son déficit par l'Etat, ne la masquait provisoirement en transférant sur le contribuable l'endettement de l'assuré social, mécanisme pervers qui entraîne l'appauvrissement de la nation tout entière.
Comment stopper ce processus destructeur ?
Les libéraux purs et durs sont enclins à proposer l'abandon du système conçu en 1945 et à conseiller la privatisation des assurances sociales sur le modèle des autres types d'assurance. Cette solution a ses attraits, mais il ne semble pas que l'opinion publique française puisse lui être actuellement favorable, étant conditionnée depuis plus d'un demi-siècle dans la croyance quasi religieuse que notre système de protection sociale est le meilleur du monde. En fait, les Français n'ont aucune idée de ce qu'il coûte réellement à chacun d'eux et de ce qu'il coûte globalement à l'économie nationale. Or, ce coût n'est pas seulement financièrement exorbitant, il l'est aussi psychologiquement de façon aussi dramatique qu'insoupçonnée et il hypothèque dangereusement l'avenir de notre peuple et de notre pays. Si l'on ne peut se résoudre à privatiser la Sécurité Sociale, au moins est-il possible de la refonder sur des bases plus en accord avec l'humanisme moderne, selon des directives nouvelles de responsabilisation proposées ci-après :
Première directive : Tout assuré social qui n'aura pas demandé de remboursement de frais médicaux ou pharmaceutiques au cours de l'année écoulée verra ses cotisations et celles de son employeur diminuées de 5 %. Cette réduction sera portée à 10 % au terme de la troisième année consécutive sans remboursement demandé, à 20 % au bout de la cinquième année, puis de 5 % supplémentaires par an à partir de la dixième année. Tout remboursement demandé, quel qu'en soit le montant, déclenchera le retour à la cotisation normale.
Deuxième directive : Tout assuré social dépendant d'une addiction quelconque (alcoolisme, tabagisme, toxicomanie, boulimie...) devra adresser au directeur de sa caisse de sécurité sociale une déclaration de sa dépendance assortie de l'engagement de prendre les mesures nécessaires pour y remédier dans un délai d'une année. Au terme de l'année écoulée, si son engagement n'a pas été suivi d'effet, tous ses remboursements médicaux seront diminués de 40 %, à l'exception des cures de désintoxication et des aides psychologiques. Les assurés sociaux qui n'auront pas fait cette déclaration, et qui se trouveraient confrontés à une pathologie découlant directement de leur addiction diagnostiquée comme telle, verront leurs remboursement médicaux diminués de 60 %.
Troisième directive : Tout assuré social qui dépassera de trois points l'indice de masse corporelle (IMC) maximum correspondant à ses caractéristiques personnelles, et qui sera donc en surpoids, devra en faire la déclaration au directeur de sa caisse de sécurité sociale en s'engageant à prendre les mesures nécessaires à la réduction de son obésité dans le délai d'une année. Au terme de l'année écoulée, s'il n'est pas revenu à un indice de masse corporelle normal à un point près, tous ses remboursements médicaux et pharmaceutiques seront diminués de 40 %. Ils seront rétablis au taux habituel dès qu'il pourra faire constater son retour à un IMC normal.
Quatrème directive : Aucune ordonnance médicale ne devra comporter plus de quatre médicaments différents. Aucun pharmacien ne pourra exécuter une ordonnance dépassant ce nombre et devra la réduire, soit de son propre chef, soit, si c'est possible, en accord verbal avec le médecin traitant. Tout médecin qui considèrerait des médicaments supplémentaires comme indispensables au traitement correct de la pathologie diagnostiquée devra soumettre son ordonnance à l'autorisation de la caisse de sécurité sociale, sauf s'il considère qu'il y a urgence, auquel cas il pourra présenter l'ordonnance au cours de la semaine suivant sa mise en application.
Cinquième directive : Toutes les entreprises devront prévoir dans leurs établissements des locaux ou des espaces réservés à des pauses de vingt minutes programmées deux fois au cours de la journée de travail. En fonction de l'activité spécifique de chaque salarié, ces pauses seront réservées, soit à des relaxations ou siestes pour les personnels accomplissant des travaux physiques pénibles, soit au contraire à des exercices musculaires pour les personnels accomplissant des tâches sédentaires de bureau ou d'informatique. L'équivalent salaire du temps consacré à ces pauses sera pris en charge pour moitié par les salariés et pour moitié par les entreprises.
Ces cinq directives principales, qui pourront éventuellement être complétées par d'autres directives de détail (comme par exemple la suppression de l'obligation aberrante et non démocratique faite actuellement à chaque assuré social de désigner son médecin traitant), sont de nature à réduire très rapidement le budget excessif de la Sécurité Sociale et à ramener celle-ci à sa vocation originelle, qui était d'écarter des familles le danger de grande pauvreté consécutif à un accident ou à une maladie grave. Elles auront en outre l'avantage d'amener chaque citoyen à une prise de conscience de ses responsabilités quant à l'évolution de sa propre santé, et du même coup à restaurer les bases d'une vraie solidarité qui doit naître de la confiance de tous en chacun, en renonçant à cette "solidarité" dévoyée qui consiste aujourd'hui à faire payer aux raisonnables les négligences et les imprudences des inconscients.
Cannes, le 1er août 2008
Pierre LANCE
Je connais Pierre Lance depuis de nombreuses années et je connais donc tous ses talents, ou plutôt je croyais les connaître. Mais lorsque j'ai regardé sur mon téléviseur le film réalisé par Jean-Yves Bilien et Pantxo Arretz : Pierre Lance raconte les savants maudits..., j'en suis resté «baba», comme on dit vulgairement.
Ainsi que bien des Français, j'aimais beaucoup les récits historiques d'Alain Decaux, que nous donnait autrefois la télévision. Mais je dois dire qu'ils m'ont semblé surpassés par ceux de Pierre Lance. Bien sûr, cela tient sans doute pour une bonne part au fait qu'ils sont beaucoup plus polémiques et rebelles. Mais c'est surtout qu'ils sont extraordinairement vivants, car beaucoup plus spontanés et improvisés que n'étaient ceux d'Alain Decaux. Il est vrai qu'ils s'adressent à un public plus averti, et pourtant je suis sûr que le «grand public» serait captivé par ces récits qui le surprendraient et l'indigneraient. (On se demande d'ailleurs pourquoi Alain Decaux n'a pas eu de successeur, car ses récits étaient autrement intéressants que les émissions dites «de divertissement» dont on nous abreuve aujourd'hui, et qui sont la plupart du temps d'une débilité profonde.)
Mais il faut que je vous conte comment ce film a été réalisé. En 2001, après avoir lu le premier tome des "Savants maudits, chercheurs exclus", le cinéaste Jean-Yves Bilien fut enthousiasmé par le livre et conçut le projet d'une série d'émissions télévisées dont chaque séquence eut été consacrée à l'un de ces chercheurs «ostracisés». Il vint donc avec son équipe de tournage rencontrer Pierre Lance à Cannes et, pendant plusieurs jours, le filma en train de raconter les vies mouvementées de ces chercheurs exclus. Le premier entretien fut utilisé pour le film "Mandat d'arrêt contre un chercheur", relatant les mésaventures de Loïc Le Ribault. Ce film devait être le «pilote» de la série. Mais aucune chaîne de télévision contactée ne daigna s'y intéresser.
Jean-Yves Bilien laissa passer quelque temps, puis, soucieux de ne pas voir ce gros travail perdu, édita en cassette video puis en DVD le film sur Le Ribault. Il organisa peu à peu la commercialisation de ces DVD et fit paraître successivement deux autres video-disques sur les docteurs André Gernez et Jean-Pierre Maschi (avec pour ce dernier la participation de Pierre Lance). Et enfin il vient de réunir dans ce "Pierre Lance raconte..." les séquences filmées concernant cinq autres chercheurs. Je vous recommande chaleureusement ce film d'une grande qualité. Et si votre téléviseur n'est pas encore équipé d'un lecteur de DVD, c'est le moment où jamais de l'acquérir et de l'inaugurer avec ce film. Croyez-moi, vous ne le regretterez pas !
Georges CONAN-DELBOS
Le film de Jean-Yves Bilien et Pantxo Arretz «Pierre Lance raconte les savants maudits...» (durée 1 h 57 sur DVD) peut être commandé à «L'Ere nouvelle», BP 171, 06407 Cannes cedex, au prix de 25 euros port inclus, ou 55 euros les 3 exemplaires.
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Préambule
Le monde moderne se caractérise par une population dépassant les six milliards d'individus, par une mondialisation économique et un développement des moyens de transport favorisant les échanges commerciaux et les déplacements de personnes sur toute la planète. Le progrès et l'instantanéité des moyens d'information collectifs et des communications individuelles apportent à chaque habitant de la Terre un spectacle du monde lui permettant d'effectuer des comparaisons immédiates entre son style de vie et celui des peuples d'autres continents. Ces comparaisons, quoique souvent illusoires ou idéalisées, engendrent inéluctablement des mouvements de population de grande ampleur, car chacun, où qu'il soit né, est naturellement porté à rechercher le meilleur niveau de vie possible, sans considération de frontières. Cette situation provoque des migrations de plus en plus importantes de personnes de toutes origines en direction des pays les plus développés. Si ces migrations échappaient à toute canalisation, il s'ensuivrait nécessairement un chaos socio-politique général préjudiciable à tous les humains, susceptible de déstabiliser les nations et d'engendrer partout des guerres civiles. Les signes avertisseurs d'un tel danger apparaissent déjà en de nombreux pays.
Aussi paraît-il nécessaire aujourd'hui de formuler, à l'instar des déclarations des droits de l'homme qui ont jusqu'ici prévalu, et qu'il ne saurait être question de remettre en cause, une déclaration des droits des nations permettant à chacune d'entre elles de préserver sa culture et son identité ainsi que l'appartenance historique de ses citoyens. Pour ces motifs, les États signataires de la présente Déclaration choisissent d'appliquer les règles suivantes de nationalité et de citoyenneté, dans le respect du droit de libre circulation des personnes.
PRINCIPES FONDATEURS
Article Premier - Chaque nation souveraine a été fondée par un peuple spécifique qui en a conduit au fil des temps le développement économique, linguistique et culturel en fonction des principes éthiques, sociaux et politiques qu'il s'est choisis, qu'il a fait évoluer selon son génie propre, et dont il a le droit d'assurer la préservation et la pérennité contre toute influence extérieure qu'il jugerait incompatible avec eux. La notion d'indépendance nationale politique chère à tous les peuples doit désormais s'étendre à tous les domaines de la vie collective.
Article 2 - Chaque État souverain ayant en charge la protection à tous égards de la nation qu'il représente et du peuple qui la constitue, est en droit d'édicter les lois qu'il juge nécessaires à la préservation de l'identité nationale historique et de tous les aspects de cette identité auxquels la majorité de ses citoyens est attachée, sans que ces lois puissent porter atteinte aux droits individuels.
Article 3 - Chaque État souverain est en droit, selon des critères dont il est seul juge, d'accorder, de refuser ou de retirer la nationalité ou la citoyenneté du pays à tout étranger qui la sollicite ou qui prétendrait l'avoir acquise, car chaque nation est en droit de préserver son équilibre ethnologique et culturel et de rejeter à son gré toute menace de colonialisme, sous quelque forme qu'il se présente.
MODALITÉS
Article 4 - Les règles générales d'application ci-après définies ne sont pas immédiatement contraignantes à l'égard des États signataires. Les États qui ont adopté les principes fondateurs de la présente Déclaration demeurent libres d'en appliquer les modalités quand il leur conviendra, en fonction de leur situation particulière et de son évolution ainsi que de l'évolution mondiale. Ils s'engagent néanmoins à ne pas prendre de dispositions nouvelles qui leur seraient contraires et à légiférer dès que possible selon les principes énumérés aux articles 1, 2 et 3 ci-dessus énoncés.
Article 5 - Toute nation appartenant à une union, fédération ou confédération d'États est en droit de s'opposer à l'installation sur son territoire d'étrangers n'appartenant pas à l'un ou l'autre des États associés. Elle est en droit de légiférer sur ce sujet en toute indépendance et aucune disposition fédérale ou confédérale à l'égard des étrangers ne peut lui être opposée.
Article 6 - Le "droit du sol" n'existe pas. En quelque lieu qu'il naisse, un enfant ne peut être automatiquement déclaré membre de la communauté nationale dans laquelle il se trouve. Il est censé appartenir à la nation dont ses parents sont citoyens. Dans le cas ou les parents ne sont pas de même nationalité, il leur appartient de décider d'un commun accord à la nationalité duquel des deux parents l'enfant sera rattaché. S'il ne peut y avoir accord, l'enfant sera déclaré de la nationalité de sa mère.
Article 7 - A l'âge de sa majorité légale, l'enfant de parents étrangers en situation régulière qui aura grandi dans le pays d'accueil pourra en demander la nationalité. Il sera alors réputé dans une situation identique à celle d'un adulte étranger faisant la même demande et il sera soumis aux mêmes obligations. Il bénéficiera toutefois du droit de terminer ses études dans le pays d'accueil puis d'une période de trois années pour la recherche d'un travail régulier nécessaire à l'acquisition de la nationalité, faute de quoi il ne pourrait l'obtenir.
Article 8 - Toute personne demandant la nationalité d'un pays dont elle n'est pas originaire devra passer un examen scolaire permettant de prouver qu'elle en parle, lit et écrit la langue nationale de manière suffisamment satisfaisante pour être comprise de tous les nationaux. Elle devra également prouver, au cours de cet examen, qu'elle connaît les grandes lignes de son Histoire et les grands principes de sa Constitution.
Article 9 - Toute personne demandant la nationalité d'un pays dont elle n'est pas originaire devra prêter serment d'en respecter la Constitution et les lois. Elle devra s'engager solennellement à ce que cette Constitution et ces lois priment dans son esprit sur tout autre considération morale ou culturelle. Elle devra donc s'engager solennellement à renoncer à toute croyance, coutume ou tradition de son pays d'origine qui se trouverait en contradiction avec la Constitution et les lois de la nation dont elle veut devenir membre. Elle devra s'engager en outre à ne pas afficher son origine de manière ostentatoire par des vêtements particuliers ou autres signes distinctifs, sauf dans les circonstances exceptionnelles de cérémonies ou commémorations historiques.
Article 10 - Toute personne demandant la nationalité d'un pays dont elle n'est pas originaire devra justifier d'une présence de dix années sur le territoire national dans les conditions les plus régulières de travail permanent et de satisfaction de ses obligations fiscales et sociales. Les périodes éventuelles de chômage ne pourront dépasser une année sans annuler les années d'emploi précédentes dans le décompte global.
Article 11 - Toute personne d'origine étrangère reconnue coupable d'avoir menti ou fraudé au cours des probations prescrites aux articles 7, 8 et 9 sera immédiatement expulsée vers son pays d'origine et sera interdite de séjour à vie dans le pays d'accueil.
Article 12 - Toute personne d'origine étrangère ayant acquis la nationalité du pays d'accueil dans les formes prescrites et qui se rendrait coupable d'un ou plusieurs crimes ou délits sera, aussitôt après son jugement, définitivement déchue de la nationalité acquise et extradée vers son pays d'origine où elle devra accomplir la peine prévue par sa condamnation, dans les conditions fixées à cet égard par des accords internationaux.
Article 13 - Toute famille étrangère dont un ou plusieurs des enfants mineurs se seraient rendus coupables avec récidive d'un acte criminel ou délictueux sera expulsée du territoire national.
Article 14 - Toute personne d'origine étrangère ne bénéficiant pas d'un contrat de travail dans le pays d'accueil ou bien d'une activité artisanale, commerciale ou industrielle en tant qu'entrepreneur qui soit suffisamment rémunératrice pour lui assurer les ressources minimales nécessaires, ne pourra séjourner plus de trois mois dans le pays d'accueil, à moins qu'elle puisse justifier de revenus suffisants et réguliers émanant de son pays d'origine.
Article 15 - L'adoption d'enfants étrangers appartenant à des communautés lointaines et très différentes ethniquement et culturellement de la nation des parents adopteurs ne pourra être autorisée. En premier lieu dans l'intérêt même de ces enfants, que nul n'a le droit de déraciner par force de leur milieu originel, au risque de les exposer à des traumatismes psychologiques pouvant porter atteinte à leur équilibre et à leurs capacités d'adaptation au milieu environnant lorsqu'ils atteindront l'âge adulte. En second lieu pour la préservation de l'équilibre ethnologique de la nation d'accueil, qui pourrait être compromis à terme par suite d'une "immigration des berceaux". Chaque État sera en droit de limiter les possibilités d'adoption aux nations ayant avec lui des frontières communes ou appartenant à la même confédération.
Texte proposé à la Communauté internationale par
Pierre Lance, écrivain français, le 27 avril 2006.
(Traduction en toutes langues, reproduction et diffusion internationales vivement conseillées.)